Risque cardio-vasculaire et pathologies du sommeil
Risque cardio-vasculaire et pathologies du sommeil
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| La survenue de plus de cinq apnées (arrêts complets de la respiration) ou dix apnées + hypopnées (arrêts partiels, environ 50% de réduction) par heure de sommeil et l'existence de symptômes nocturnes (le ronflement essentiellement) et diurnes (la somnolence diurne excessive, en particulier) définissent le Syndrome d'Apnées du Sommeil (SAS). Il s’agit aujourd’hui d’un problème reconnu de Santé Publique tant par sa fréquence que par les morbidités neuropsychiques et cardio-vasculaires qui lui sont attribuées. La prévalence du syndrome d'apnées du sommeil chez les sujets d'âge moyen peut être estimée à au moins 2 % chez les femmes et 4 % chez les hommes, ces pourcentages correspondant au nombre de sujets présentant à la fois des apnées et des symptômes diurnes et pouvant de ce fait justifier d'une prise en charge thérapeutique spécifique. Si l'on extrapole ce pourcentage à la population Française, on obtient un chiffre d'au moins 400.000 sujets porteurs d'un SAS significatif. Le Syndrome d’Apnées du Sommeil n’est pas seulement une condition fréquente, c’est aussi un syndrome associé à une forte morbidité. Celle-ci a été clairement établie dans trois directions qui ont au moins en partie des relations synergiques :
Enfin, beaucoup des mécanismes en jeu dans le lien entre apnées et morbidité cardiovasculaire restent inconnus. C’est pour cette raison que plusieurs équipes dans le monde, dont celle de Grenoble (laboratoire HP2, Inserm Espri, EA 3745), ont développé des modèles animaux. A terme, l’enjeu est de pouvoir identifier les sujets les plus à risque et modifier la réponse cardiovasculaire, notamment lorsque la pression positive continue n’est pas tolérée. |
